
Le quinzième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale se tiendra à Abou Dhabi du 25 au 30 avril 2026, sous les auspices du Gouvernement des Émirats arabes unis. Ces congrès se tiennent tous les cinq ans depuis 1955 dans différentes parties du monde et portent sur un large éventail de sujets. Ils ont eu des retombées considérables dans le domaine de la prévention de la criminalité et de la justice pénale à l’échelle internationale et contribué à l’élaboration de politiques nationales et de pratiques professionnelles.
Le dernier Congrès, qui s’est tenu en 2021 à Kyoto (Japon), a débouché sur l’adoption de la Déclaration de Kyoto, dans laquelle est soulignée l’importance des partenariats pour la prévention de la criminalité et le respect de l’état de droit. Organisé selon des modalités hybrides, le Congrès de Kyoto avait été reporté d’un an en raison de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19).
D’envergure mondiale, les Congrès permettent l’échange d’informations et de bonnes pratiques entre les États et les professionnels de ce domaine, y compris ceux qui travaillent dans des organisations internationales, la société civile ou le monde universitaire. Leur objectif global est d’améliorer les politiques de prévention de la criminalité et les mesures de justice pénale dans le monde entier.
Le thème du quinzième Congrès, décidé par la résolution 78/223 de l’Assemblée générale, est le suivant : « Accélérer la prévention du crime, la justice pénale et l’état de droit : protéger les populations et la planète et réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 à l’ère du numérique ».
Quatre questions de fond figurent à l’ordre du jour :
Quatre ateliers se tiendront sur les thèmes suivants :
Le Congrès commencera par un débat de haut niveau, au cours duquel les chefs d’État ou de gouvernement, les ministres et d’autres représentantes et représentants de haut rang des gouvernements aborderont les principaux points de l’ordre du jour. Des manifestations de haut niveau et de nombreuses réunions annexes seront également organisées par les personnes participantes, notamment par des organisations non gouvernementales, sur des sujets en lien avec la prévention de la criminalité, la justice pénale et l’état de droit.
Le Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale constitue le plus grand rassemblement mondial de décisionnaires et de spécialistes œuvrant dans le domaine de la prévention de la criminalité et de la justice pénale, ainsi que d’expertes et d’experts indépendants issus du monde universitaire et de représentantes et représentants d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales, d’institutions spécialisées et d’autres entités des Nations Unies, et de la jeunesse.
Le Congrès aboutira à l’adoption d’une seule déclaration politique, dans laquelle seront énoncées des recommandations résultant des débats et des réunions qui s’y seront tenus. Cette déclaration sera présentée, pour examen, à la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale, à sa prochaine session qui se tiendra du 1er au 5 juin 2026, puis à l’Assemblée générale, pour approbation. Le Congrès offrira également aux gouvernements et aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales un espace dans lequel ceux-ci pourront coopérer plus activement sur l’ensemble des travaux en lien avec la prévention de la criminalité et la justice pénale, en promouvant une action internationale plus efficace dans ce domaine.
Dans le cadre du quinzième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale se tiendra une cérémonie d’annonces de contributions au cours de laquelle les États Membres seront invités à prendre des engagements concrets et assortis de délais pour faire progresser la justice, donner suite à la déclaration politique adoptée au Congrès et intensifier l’action menée à l’échelle mondiale en matière de prévention de la criminalité et de justice.
Afin de recueillir les points de vue des régions sur les sujets qui y seront abordés, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui assure le secrétariat du quinzième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, a organisé, en 2025, une série de réunions préparatoires régionales, qui se sont tenues à Addis-Abeba, Bangkok, Marrakech (Maroc), San José et Vienne.
Le cadre constitué par les conventions des Nations Unies et d’autres outils montre l’ampleur de la coopération que la communauté internationale a accepté de mettre en place pour lutter contre de nombreuses formes de criminalité. La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et les Protocoles s’y rapportant, la Convention des Nations Unies contre la corruption, les trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues (Convention unique sur les stupéfiants, Convention sur les substances psychotropes et Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes) et, plus récemment, la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité encouragent toutes de manière explicite la coopération internationale et l’échange d’informations au niveau national.
Bénéficiant d’une ratification presque universelle, la Convention contre la criminalité organisée, dont l’année 2025 a marqué le vingt-cinquième anniversaire, reste une base légale de choix pour la coopération internationale en matière pénale et un moyen polyvalent de lutter contre les formes de criminalité nouvelles, émergentes et évolutives.
La Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité a été ouverte à la signature en octobre 2025, après avoir été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2024. Elle érige en infractions 11 formes de cybercriminalité, prévoit des mesures visant à prévenir et combattre la cybercriminalité et permet l’échange de preuves électroniques dans le cadre d’infractions graves, tout en respectant les droits humains et en protégeant les données personnelles.
La Convention contre la corruption est le seul instrument universel de lutte contre la corruption qui soit juridiquement contraignant.
Les trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues constituent la pierre angulaire du régime international de contrôle des drogues. Elles visent à prévenir l’usage abusif de drogues et de substances psychoactives et à garantir leur disponibilité à des fins médicales et scientifiques.
Il existe également 19 instruments internationaux de lutte contre le terrorisme et des résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le terrorisme, dont certaines ont été adoptées au titre du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui constituent une part essentielle du cadre juridique international de lutte contre le terrorisme.
Outre les conventions, les règles et normes des Nations Unies en matière de prévention du crime et de justice pénale constituent des références universellement reconnues pour les systèmes de justice pénale du monde entier. Elles portent sur de nombreux domaines : accès à la justice, traitement des personnes délinquantes, justice pour mineurs, protection des victimes, violence à l’égard des femmes, indépendance de la magistrature, peines de substitution à l’emprisonnement et réduction de la récidive.
Le Congrès sera diffusé sur le Web dans les six langues officielles de l’Organisation des Nations Unies et les déclarations (allocutions) seront disponibles sur le site Web du Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale.
On trouvera ici de plus amples informations sur les moyens de diffusion.